Dès le début du printemps, le lierre terrestre forme un magnifique tapis odorant, parsemé de coucous et des premiers pissenlits. Bien que très envahissant, j'ai toujours eu des scrupules à l'arracher de mon jardin tant j'étais séduite par ces petites gueules bleues et violettes, tachetées de pourpre.
Son nom savant, Glechoma hederacea, vient du grec glêkhon qui signifie menthe. En effet, ses feuilles froissées évoque l'odeur de sa cousine (toutes deux appartiennent à la grande famille des Lamiacées), mêlée à celle de la citronnelle et des feuilles de cassis. Le lierre terrestre est ainsi utilisé en cuisine, dans les pâtisserie ou encore haché dans des boulettes de fromage de chèvre frais.
Il fait parti de la fameuse soupe aux neuf herbes, servie le Jeudi Saint de la semaine de Pâques, aux côtés de l'ortie, l'ail des ours, le pissenlit, l'herbe-aux-goutteux, la pâquerette, l'oseille, le plantain et la cardamine. Cette recette, apparue au XIIe siècle, a pour mission de purifier l'organisme à la fin de l'hiver et à l'approche de la fête de Pâques.
Dans le livre des Grandes Heures d'Anne de Bretagne, il est appelé "Que dieu marche".
Sa richesse en vitamine C en fait un excellent tonique. Il apaise les troubles digestifs légers : il réduit l'acidité de l'estomac, calme les ballonnements et crampes intestinales et les sensations de lourdeur.
Il soigne également les toux chronique, la sinusite et l'asthme.
Le sachet de 20g de lierre terrestre est disponible sur ma boutique (ici) , ou chaque 4e samedi du mois au marché de Bouxurulles (https://bouxurulles.fr/le-marche/).
Petit rappel : toutes mes plantes poussent joyeusement sans produits chimiques ni engrais. Elles sont cueillies à la main et séchées de manière naturelle.
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